Bonjour
J'ai récemment écrit un avis sur Paprika, un film d'animation que j'ai
beaucoup aimé mais je ne l'ai publié que dans fr.rec.arts.sf :s alors
qu'il aurait eu sa place ici aussi. Il ne vient pas de sortir mais
comme je n'en vois pas de trace récente dans ce groupe, ça intéressera
sans doute du monde :) .
Un groupe de chercheurs vient de mettre au point une machine permettant
de connecter des individus dans leur sommeil. Les individus équipés
partagent alors les mêmes rêves. La machine est en développement et
commence à être utilisée pour des séances de psychothérapie quand
certains exemplaires sont dérobés. Commence alors la course au
mystérieux voleur, lequel a réussi à modifier la machine pour pénétrer
dans l'esprit de personnes éveillées.
Le film implique des personnages assez classiques, à l'exception de la
fameuse Paprika. Chercheuse dans la société ayant mis au point la
machine en question, c'est une personne discrète, réservée. En dehors
de ce cadre, elle a une personnalité beaucoup plus dynamique et se fait
appeler Paprika. D'ailleurs j'ai oublié son nom habituel, quand elle
est sage :) . au point qu'il s'agit presque de deux personnages
différents, représentés différemment à l'écran.
Le film passe donc souvent de la réalité au rêve, de scènes calmes du
monde réel aux scène désordonnées des rêves, glisse même parfois même
de l'un à l'autre à l'insu des personnages (et dans une certaine mesure
du spectateur).
Difficile d'expliquer pourquoi mais j'ai beaucoup aimé le film. Les
images (sans que le style graphique soit extraordinairement nouveau
[note : attention, j'ai tendance à bien aimer les dessins animés d'un
point de vue graphique]), le mélange de rêve et de réalité, le thème et
la manière de le rendre (la double représentation de Paprika, les
scènes de rêves qui viennent s'insérer dans le déroulement de l'action,
dont une étrange farandole d'objets/personnages hétéroclites qui
revient régulièrement). Et les musiques, notamment celle qui accompagne
la farandole dans les rêves, dynamique et qui marque la rupture avec
les autres scènes.
Yliur